DRAFT 2026 : Andrew Berry au presque parfait ?

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Nous y sommes. Au terme de trois mois d'une préparation acharnée — des milliers d'informations analysées, des centaines de mock drafts décortiquées — voilà que trois jours suffisent à changer des destins. Ceux des athlètes, bien sûr, mais aussi ceux des franchises et de leurs fans qui vivent et meurent au rythme de ces choix. Andrew Berry traîne depuis son arrivée une réputation pour le moins sulfureuse dans cet exercice.

Si la draft 2025 avait redonné un peu d'oxygène, les fantômes d'Anthony Schwartz, Siaki Ika, David Bell, Perrion Winfrey, James Hudson ou encore Cade York — et la liste est encore longue — continuaient de hanter les nuits des supporters de Cleveland. Quelques heures après la clôture de l'édition 2026, le verdict est sans appel : le bilan est très positif.


L'art du trade : Berry dans tous ses états

Avant même d'évoquer les joueurs, rappelons qu'une draft se gagne aussi sur l'échiquier des valeurs. Et dans cet exercice, Berry a été excellent. Le trade-down depuis le pick 6 jusqu'au 9 lui a permis de remonter au deuxième tour tout en récupérant des picks futurs pour 2027. Une gestion intelligente des actifs, celle d'un GM qui apprend enfin à construire dans la durée.

Jour 1

9. Spencer Fano (OT) : A+

Trader en descendant pour récupérer le tackle que tu avais en tête de liste ? C'est exactement le genre de move qui définit une grande draft. Spencer Fano est tout simplement un excellent joueur de ligne offensif, d'une polyvalence rare. Son plafond n'atteindra peut-être pas celui des trois meilleurs tackles de la NFL, mais il reste extrêmement élevé. Pour une franchise comme Cleveland, accumuler des valeurs sûres est la condition sine qua non pour sortir de cette éternelle reconstruction. À noter que Monken a d'ores et déjà confirmé qu'il serait titulaire à gauche à l'ouverture des camps d'entraînement.

24. KC Concepcion (WR) : A

Joueur clivant s'il en est, KC Concepcion va apporter quelque chose qui manquait depuis… toujours, ou presque, à Cleveland : du dynamisme pur. Électrique balle en main, capable d'évoluer aussi bien dans le slot qu'à l'extérieur, il est élite sur deux des trois dimensions du receveur : la séparation et l'après-réception. Pourquoi est-il tombé en 24 ? La troisième : les mains. Trop de drops à l'université. C'est le chantier prioritaire de son développement professionnel s'il veut un jour prétendre au statut de WR1 en NFL. En 2025, 79% de ses réceptions ont abouti à un premier essai, meilleur pourcentage parmi tous les receveurs de SEC.

Jour 2

39. Denzel Boston (WR) : A

Prenez le portrait de KC Concepcion et inversez chaque ligne. Denzel Boston est un receveur physique, dominant en red zone et dans les duels aériens. Il est le prototype du meilleur ami du quarterback : celui qui fait avancer les chaînes quand ça compte vraiment. Boston totalise 26 réceptions contestées depuis 2024, dixième meilleur total au niveau universitaire. Berry a réalisé quelque chose de rare en draftant deux receveurs de calibre premier tour, aux profils parfaitement complémentaires.

58. Emmanuel McNeil-Warren (S) : A+

Le steal de cette draft ? Sans doute. Le safety de Toledo était projeté en fin de premier tour par de nombreux analystes et figurait même dans la discussion autour du pick 24. Le récupérer via un trade-up en 58 relève de la bénédiction. Grand, instinctif, athlétique, McNeil-Warren a tout pour devenir l'un des chouchous défensifs du public de Cleveland. Ce pick clôture également un quatuor de sélections dont chacune était, dans le consensus des mock drafts, calibrée pour le premier tour. Proprement remarquable.

86. Austin Barber (OT): B

Berry n'en avait pas fini avec le jour 2. Nouveau trade-up pour aller chercher Austin Barber en 86. Investir sur les lignes est toujours une bonne idée — et le GM semble l'avoir enfin intégré. Monken le voit comme un tackle à part entière, avec la flexibilité de se repositionner à l'intérieur si nécessaire.Spécialiste du run block, moins à l'aise en protection de passe, Barber a le profil idéal pour occuper le rôle de swing tackle de luxe pendant de longues années.

Jour 3

146. Parker Brailsford (C) : B+

Trois ans de titulariat universitaire (Washington puis Crimson Tide), 42 matchs joués, une solidité technique reconnue . Brailsford n'a peut-être pas le profil qui fait les couvertures de magazine, mais il incarne exactement ce dont une ligne offensive a besoin en profondeur : de la fiabilité. Berry a salué sa capacité à atteindre le second niveau, une qualité qui offre beaucoup d'options dans le jeu au sol. Sa présence pourrait également libérer Elgton Jenkins pour revenir à sa position naturelle de guard.

149. Justin Jefferson (LB) : B-

Deuxième pick consécutif issu d'Alabama. Jefferson est un linebacker rapide et bon tackleur, davantage calibré pour les équipes spéciales que pour un rôle de titulaire immédiat. Le directeur du recrutement Adam Al-Khayyal l'a décrit comme un "fit schématique", petit et rapide.Un choix de profondeur cohérent, sans éclat particulier, mais qui a sa raison d'être dans un roster cherchant à consolider tous ses étages.

170. Joe Royer (TE) : B

Cleveland reste en Ohio pour dénicher son deuxième tight end de la draft, en provenance de Cincinnati. Royer a compilé 79 réceptions pour 937 yards et 7 touchdowns en deux saisons avec les Bearcats. Ni flashy, ni dominant en run block, mais remarquablement fiable : zéro drop en 2025 et une moyenne de 9 yards après la réception, troisième meilleure marque parmi tous les tight ends universitaires. Royer peut s'installer aux côtés de Harold Fannin Jr. et apporter une vraie valeur ajoutée.

182. Taylen Green (QB) : B

Le pari du jour 3. Green débarque à Cleveland avec un gabarit impressionnant (1,96 m, 103 kg) et un Combine record pour un quarterback. Berry a reconnu ses "dons physiques rares" tout en précisant qu'il aurait besoin de peaufiner son jeu. Il rejoint une QB Room déjà bien chargée avec Shedeur Sanders, Deshaun Watson et Dillon Gabriel,autant dire qu'il ne jouera pas dès septembre. Mais dans six mois ? Dans un an ? Le potentiel est là. C'est exactement le type de pari que l'on peut se permettre en sixième tour.

248. Carsen Ryan (TE) : C+

La franchise ferme le bal avec le tight end de BYU Carsen Ryan au 248e choix. À 1,91 m et 116 kg, il profile comme un tight end de ligne, capable de jouer inline. Son parcours universitaire entre UCLA, Utah et BYU témoigne d'une adaptabilité certaine. Un choix de septième tour sans grande prise de risque, qui complète un roster déjà nettement renforcé sur les 247 premiers picks.

Bilan

Dix joueurs. Quatre premiers tours dans les quatre premiers picks. Des trades intelligents, de la profondeur sur les lignes, une paire de receveurs enfin capable de faire peur aux défenses adverses, et quelques paris de développement calculés en fin de draft. Andrew Berry n'a peut-être pas encore entièrement effacé les traumatismes du passé cela se fera sur le terrain, pas dans une salle de draft mais cette édition 2026 est, objectivement, l'une des meilleures de son mandat. Cleveland a de bonnes raisons d'espérer.

Informations de l'article

Auteur : Antoine_CavsFRA

Validé par : Kevin Martin

Publié le : 26/04/2026 à 21:08

Catégorie : Actus NFL

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2 Commentaires

Léo Goor
Léo Goor 27/04/2026 à 12:02
On peut effectivement être très content de cette draft. A confirmer pendant la saison !
Maintenant Shedeur va devoir prouver...
Brownie
Brownie 27/04/2026 à 07:57
La saison dernière notre draft était bonne, idem cette année. Si on garde notre solidité défensive, on sera meilleure en attaque cette saison (coach et draft), on ira en play off
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Auteur : Antoine_CavsFRA

Validé par : Kevin Martin

Publié le : 26/04/2026 à 21:08

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